• Le Havre : mis à l’amende pour des coups sur son pizzaïolo qu’il ne déclarait pas (Paris-Normandie - 13/07/2014)

    Lors de sa plainte, le pizzaïolo expose avoir été frappé par son ex-patron havrais âgé de 30 ans. Au-delà de l’avoir employé illégalement, Mehdi aurait cogné le jeune homme aux revendications légitimes.

    S’il ne peut que reconnaître le travail au noir, le prévenu réfute les violences devant le tribunal correctionnel du Havre où il comparaissait la semaine dernière. Recruté début novembre, le salarié déclare aux policiers, préparer les commandes, recevoir les clients et faire le ménage dans ce commerce du quartier Sanvic. Le 20 novembre le patron met fin à leur collaboration. Pendant sa période d’activité, l’employé dit n’avoir « eu de cesse de réclamer un contrat de travail » et déplore d’avoir été « payé en espèces ». S’il reconnaît le travail dissimulé, Medhi avance qu’il « voulai [t] d’abord voir s’il était capable ou pas », admettant que les démarches doivent être effectuées dès l’embauche. Propriétaire de deux établissements supplémentaires, il déclarait en garde à vue « simplement ne pas avoir eu le temps de tout faire ».

    Lorsque son employé réclame aussi une paye qui serait due, le gérant répond être trop occupé.

    « Tu ne penses qu’à l’argent »

    Quand le 12 décembre, le plaignant se déplace dans un autre commerce du Havrais, il affirme être « pouss黫 Tu ne penses qu’à l’argent », lui lance le prévenu. Le créancier revient le soir, au fast-food de Caucriauville. Le ton monte vite. « Je lui ai demandé de se représenter en fin de service. Monsieur n’a pas voulu, se défend le mis en cause. Alors, c’est parti. » Il précise : « je ne l’ai pas violenté ». Aux enquêteurs, il indiquait « ne pas pouvoir dire qui a porté le premier coup ». La partie civile dit essuyer encore des violences alors qu’elle est à terre. Des témoins l’ont découverte le visage en sang.

     

    « On prend les déclarations de Monsieur pour argent comptant », estime Me Élisa Haussetete en défense, son client justifiant lui-même de dix jours d’incapacité. Pour les juges demeure une certitude : il a cogné. Déjà condamné deux fois, le prévenu écope d’amendes de 100 € pour les coups et de 500 € pour le travail dissimulé. Il indemnisera aussi la partie civile.


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