• Evreux : "Victimes de représailles" (Paris-Normandie - 04/12/2012)

    Evreux : « Victime de représailles ? »

     
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    Publié le mardi 04 décembre 2012 à 08H00

     

    FAIT DIVERS. L'Equatorial Sauna, établissement libertin, s'interroge après la « descente de police » le 21 novembre.

    Me Marc Françoiset et Guillaume de Thomas, de l'Equatorial Sauna

    Me Marc Françoiset et Guillaume de Thomas, de l'Equatorial Sauna

     

     

    Fin juillet, l'Equatorial Sauna d'Evreux, fréquenté majoritairement par des homosexuels, criait au scandale. L'établissement libertin s'était vu refuser par Pôle emploi de passer une offre d'emploi. Le directeur de l'Equatorial Sauna, Guillaume de Thomas, s'estimait alors victime de discrimination. Avant que Pôle emploi ne fasse marche arrière. Médiatisé au niveau national, l'incident a-t-il laissé des traces ? L'établissement s'est-il forgé quelques inimitiés, auprès de SNU-FSU par exemple, syndicat majoritaire de Pôle emploi, qui avait gardé en travers de la gorge l'autorisation accordée à l'Equatorial Sauna ?

    Une carafe de punch saisie
    Du côté de l'établissement libertin, on en reste aux suppositions : « Nous n'osons pas croire que nous puissions être victimes de représailles », explique Marc François, avocat de l'Equatorial Sauna, qui s'exprime après la « descente de police » intervenue dans l'établissement le 21 novembre dernier. Ce soir-là, l'Equatorial Sauna fête ses huit ans. Vers 21 h, les dizaines de clients - dont certains n'ont qu'une serviette autour de la taille - voient arriver des policiers et des représentants de l'inspection du travail, de la répression des fraudes, des douanes et de l'Union de recouvrement des cotisations de sécurité sociale et d'allocations familiales (Urssaf). L'établissement est la cible d'une opération coordonnée. « Pourquoi sont-ils venus ce soir-là et pour chercher quoi ? De la drogue ? Des faits de prostitution ? Ou pire ? », s'interroge Me Marc François.
    Rien de tout cela n'a été trouvé et aucune interpellation n'a eu lieu. Seule une carafe de punch a été saisie... « Je n'ai pas de licence IV », confirme Guillaume de Thomas. Du côté de la police ébroïcienne, on déclare que cette opération était destinée à savoir si la réglementation était respectée par l'établissement : « Les contrôles ne portaient pas sur la clientèle. » Les identités ont tout de même été relevées.
    Côté Parquet, on confirme que des infractions ont été constatées, mais « elles ne nous sont pas encore parvenues, l'enquête étant encore en cours ». Enquête durant laquelle « le respon- sable de l'établissement pourra s'expliquer ».
    La soirée anniversaire a pu se poursuivre après l'opération de police. Mais, on l'imagine, pas dans la même ambiance…


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